WEI Trail

WEI Trail

Encore une belle édition du WEI Trail CAF qui s’est déroulé le WE dernier. 52 participants, une bonne dizaine de sorties proposées sur les deux jours, et une soirée « animale » endiablée. Un grand merci à l’équipe organisatrice : Marion, Jérôme & Giada !

Retour sur la sortie « sanglier » (qui était en vérité plutôt une sortie chamois) du samedi. Départ en voiture du chalet à 7h45 pétante (c’est à dire environ 8h10) pour se rendre au lac de Vallon. Nous sommes un bon groupe de 13 et personne n’est là pour enfiler des perles. Après une montée agréable majoritairement en forêt, nous arrivons à la tête des Follys, premier des 6 sommets de la journée. On comprend que la journée va être longue : la crête que l’on va suivre continue à perte de vue et le Roc d’Enfer, dernier point de passage, nous apparaît tout petit au loin.

Qu’a cela ne tienne, nous sommes bouillants comme la braise (aussi peut être étant donné le soleil qui cogne) et nous attaquons la descente a bon rythme. On contourne les impressionnantes falaises de la face NW de la Pointe de Chavannais, dans lequel se meuvent avec une facilité toujours déconcertante quelques bouquetins. Nous ne tardons pas à arriver au commencement de la crête, que nous ne quitterons pas avant plusieurs heures. On quitte les sentiers battus ; après quelques pas d’escalade facile, nous retrouvons une sente qui nous mène sans tellement plus de difficulté au sommet de Haute Pointe, deuxième sommet de la journée. Avant d’attaquer la descente par le chemin d’accès classique, nous prenons le temps d’une (première mais certainement pas dernière) pause pic nic. La descente n’est pas toujours roulante, mais nous mène rapidement au Col de Chavan au niveau duquel nous trouvons un névé salvateur : nos réserves en eau s’amenuisent rapidement et nous en profitons pour récolter de la neige que l’on mélange avec le reste d’eau de nos flasques. Team gastro ce soir ? Nous verrons bien !

On continue la crête en direction de la Pointe de Chavasse, que l’on atteint via un raide couloir en herbe et cailloux instable. On n’est certainement pas les premiers à passer là, les passages précédents ont créé une sente qui serpente dans le couloir. La principale difficulté pour un groupe de cette taille, outre la chute, est d’éviter que les premiers fassent tomber des cailloux par mégarde sur les copains du bas. Et ce ne sont pas les occasions qui manquent ! On marche sur des œufs, mais on atteint finalement le haut du couloir sans encombre. Le sommet nous tend les bras, à quelques mètres de là. Rebelotte, Pic Nic, on admire le paysage, on se fait prendre en photo, on… Enfin, on n’est pas d’ici, on y retourne ! Prochaine étape, Pointe de Chalune, que l’on atteint via une sente qui ne présente pas de difficulté particulière. Vous commencer à connaitre la routine, encore une pause casse-croute ! On remplit à nouveau nos flasques à l’aide d’un névé sous le sommet. Sylvain découvrira à ses dépens le jeu du « pour combien » en subissant un gage… Rafraichissant 😂.

Prochaine destination : le Roc d’Enfer, certainement l’objectif le plus engagé de la journée. La montée pour rejoindre la crête sommitale est raide, mêlant herbe, terre et pierrier ; mais l’exposition n’est pour le moment pas trop forte. Cela change sur la crête où la chute est interdite tout du long. Après un passage où l’aide des mains est nécessaire, on doit traverser un névé persistant. Techniquement facile, mais on n’a pas envie de faire du tobogan aujourd’hui. Puis vient un passage raide où des chaines aident à la progression, qui mène au premier sommet. La suite s’annonce tout aussi aérienne, le chemin est parfois sur la crête, parfois plein gaz au sud, au nord… Vigilance est de mise, même si le niveau technique reste globalement peu difficile. Finalement, nous rejoignons le sommet final, tous entier ! Nous fêtons cela avec un selfie sanglier (enfin, dans l’idée en tout cas, la réalisation est encore à peaufiner). L’ascension n’est cependant que la moitié du chemin, nous devons maintenant revenir sur le plancher des vaches. Le chemin de descente est esthétique et suit la ligne de crête avant de basculer à l’est en serpentant pour éviter des passages rocheux. L’exposition diminue au fur et à mesure de la descente, mais nous restons bien vigilants. Nous arrivons à un petit col et basculons dans un raide couloir en face N. Un névé barre le chemin ; nous le contournons par une pente herbeuse instable. Nous nous rendons compte trop tard qu’un autre itinéraire nous aurait éviter cette peine. Finalement, nous rejoignons le bas du couloir et en terminons avec les difficultés pour la journée !

La suite est bien plus roulante, et nous progression désormais à grande enjambée. Nous trouvons avec joie un chalet avec une source ; de l’eau fraiche, enfin ! Le groupe se sépare en 2 : la team Lolo-Dave rentre en vallée par le chemin le plus direct, la team Jojo-Gigi s’offre 300m de dénivelé de plus pour rejoindre la Grande Pointe, offrant un magnifique point de vue sur tout l’itinéraire de la journée. Sixième et dernier sommet coché !
L’heure tourne, nous ne voudrions pas que la bière puisse réchauffer au gite ; on descend à toutes berzingue (c’est en utilisant ce genre d’expression que je me rends compte que je ne suis plus tout jeune) les 700 derniers mètres de dénivelé, et rejoignons finalement les voitures après presque 9h sur les sentiers. 9h pour 28km et 2600m D+ cela peut paraitre long, mais il faut prendre en compte la technicité du terrain et les pauses pic nic, on n’a pas chômé !
Encore bravo et merci à l’équipe, un groupe sympa et homogène comme ça on en redemande 🤗🤩

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